Caius Trebonius

Gaius Trebonius, mort en 43 av. J.-C., était un commandant et un homme politique romain qui épousa le parti de Jules César avant de participer à la conspiration qui allait aboutir à l’assassinat de ce dernier.

Son père était de rang équestre mais n’avait pas été un magistrat. La carrière de Gaius Trebonius est donc celle d’un homo novus. Il commença sa carrière en soutenant le parti aristocratique et, questeur en 60 av. J.-C., il s’oppose à Clodius Pulcher tentant de s’opposer à la volonté des triumvirs de voir celui-ci adopté par une famille plébéienne. Il change alors de parti et devient tribun de la plèbe en 55 av. J.-C.. Durant son mandat, il prête son nom à la Lex Trebonia qui confère les pleins pouvoirs durant cinq ans à Pompée, Crassus et César respectivement dans les provinces d’Hispanie, de Syrie pour les deux premiers et les Gaules et l’Illyrie pour le troisième.

Il devient ensuite légat de César pendant cinq ans, durant la campagnes en Gaule. Il accompagne ce dernier lors de sa deuxième expédition en Grande-Bretagne, prend part aux sièges de Vellaunodunum et d’Alésia.

Pendant les guerres civiles, il dirige le siège terrestre de Massilia en 49 av. J.-C. avant d’être élu préteur urbain l’année suivante. Il résiste alors à la tentative de sédition organisée à Rome par son collège Marcus Caelius Rufus.

Il succède comme propréteur d’Hispanie ultérieure à Caius Cassius Longinus en 47 av. J.-C., mais doit fuir face à une mutinerie des troupes ayant épousé le parti de Pompée. Cette défaite ne lui fait cependant pas perdre la confiance de César qui le nomme consul suffect en 45 av. J.-C.. Pourtant, en mars de l’année suivante, Gaius Trebonius trahit César et prend part à l’assassinat de son bienfaiteur ; son rôle dans le complot consistait à occuper Marc Antoine pour l’empêcher d’accompagner César dans la curie.

En 43 av. J.-C., il devient proconsul pour l’Asie. Il est capturé et exécuté à Smyrne par Publius Cornelius Dolabella auquel Marc Antoine a attribué la province de Syrie.

Plusieurs lettres de Cicéron sont adressées à Trébonius, qui évoque aussi son assassinat dans ses dernières Philippiques.